Par Aumônecaté
Dimanche des Rameaux et
VRAIMENT CET HOMME ÉTAIT LE FILS DE DIEU
« Le Fils de l’homme s’en va », dit Jésus ; « mais malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! » Cette juxtaposition des deux expressions (l’homme et le Fils de l’homme) n’est-elle pas frappante ? Le Fils de l’homme c’est l’humanité en qui s’est réalisée pleinement sa vocation, qui est la plénitude de la vie. L’homme qui s’attaque à cette plénitude, qui la rejette, qui accepte de détruire la vie, ou de payer pour que d’autres la détruisent, ou simplement de ne rien dire quand d’autres le font, cet homme – et ce pourrait être chacun de nous, lorsque « nous nous lavons les mains » – cet homme, dit Jésus, il vaudrait mieux qu’il ne soit pas né ! Non pas parce qu’il sera « puni » pour ce qu’il aura fait ; mais simplement pour avoir choisi la mort au lieu de la plénitude de vie à laquelle l’humanité est destinée. Jésus va nous montrer le chemin, qui passe par la croix. Ainsi par sa Passion d’amour acceptée librement, Jésus restera fidèle jusqu’à la mort, fidèle à son amour infini pour le Père, fidèle à son amour infini pour les hommes. Sa mort est une mort donnée comme sa vie fut une vie donnée et totalement à la mission que lui avait confiée le Père. La Croix, instrument de sa Passion et de sa mort, est ainsi devenue signe de reconnaissance de ses disciples.
Que notre vie donnée par amour soit, dans notre monde contemporain, le signe de cette Bonne Nouvelle qu’avec le Christ nous sommes réconciliés avec Dieu et réconciliés les uns avec les autres.
Enfin avec ce dimanche des Rameaux et de la Passion, nous entrons dans la semaine sainte qui va nous conduire à Pâques. Et remarquons que la liturgie de ce dimanche nous offre comme un résumé à l'envers de la semaine sainte: nous commençons avec nos rameaux devant l'autel, par le rappel de l'accueil triomphal de Jésus à Jérusalem... comme pour anticiper sur la fête par excellence qu'est Pâques, le triomphe du Ressuscité sur la mort et le péché. Et ensuite nous lisons, près de la croix, ce long récit de la Passion... la Passion que nous méditerons, dans la version de Jean, le vendredi saint, ce vendredi. Alors nous entrerons dans l'Eucharistie du Seigneur, celle-là même que nous fêterons le jeudi saint, ce jeudi. Un résumé à l'envers de la semaine sainte, donc... Les Rameaux et la Passion... véritablement un couple indissociable !
Ne séparons pas dans nos vies ce que nous unissons dans la liturgie : que ces rameaux soient dans nos maisons le rappel que nous voulons être les disciples du Ressuscité; et la croix de Jésus nous empêchera de rêver d'un autre chemin que celui qu'il nous a montré !
Jean-Louis Gastineau – Diacre.
Illustration de Jean-François Kieffer : Mille images d'Évangiles
publier avec l'aimable autorisation des Presses d'Ile de France
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
