Par Aumônecaté
29 ème dimanche du temps ordinaire
DONNER UN PEU OU TOUT ?
Le cœur de celui qui donne devient plus reconnaissant lorsque cela cause en lui un sentiment irrésistible de générosité. Encore plus, s’il n y a rien à donner, c’est lui-même qui s’offre ; dans ce cas-là, l’esprit ressent plus de joie car en se donnant, il se détache pour rendre heureux autrui.
La pauvreté d’esprit est de donner du peu pour se donner davantage ; et cela amène à se donner mieux.
Pour un chrétien la force de sa pauvreté réside dans l’Evangile. La confiance s’enrichit dans la gratuité de Dieu pour celui qui se donne sans condition, car sa conscience est envahie par un sentiment profond d’appartenir à une autre dimension de vie. Dieu est toujours là ! Il regarde le cœur de celui qui agit ainsi. Il n’est pas là pour faire sentir sa présence, mais pour faire demeurer celui qui se confie à Lui comme un don. Pour l’agir de cet esprit, tout est miséricorde ; et le sentiment de gratuité va au-delà d’un sentiment de mérite ou de récompense. S’abandonner, c’est le désir de l’appartenance totale à Dieu par cette gratuité.
La veuve de l’Evangile est l’image de celui qui se dépouille de tout pour s’appuyer plus sur son esprit total de pauvreté ; la richesse de son cœur est manifestée dans une confiance totale.
L’autre image, celle de cet homme riche qui, dans sa manière de faire le don, manifeste une attitude arrogante, conventionnelle et superficielle. C’est le modèle de l’autosuffisance ; ce qu’il donne met distances à l’égard des autres ; le geste est bon au moins pour bien montrer la personne et ses gestes le qualifient.
Jésus a proféré une parole absolue, qui ouvre une brèche dans la réalité du monde des hommes, indiquant un passage. La question n’est pas facile, et la réponse revient à chacun, chacune, en conscience, en toute responsabilité devant Dieu.
Les situations humaines, les manques d’harmonie, les incohérences dans les comportements nous réclament d’avoir le sens des autres. Toutes ces réalités nous jugent et qualifient la vérité que nous professons au nom de l’amour de Dieu et de notre prochain.
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