Par Aumônecaté
7 juin 2020 La Sainte Trinité (Solennité) – année A
« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de Saint-Esprit soient avec vous tous. » (2Co13, 13)
Dieu est « relations »
Nous sommes nous-mêmes faits de relations : nous héritons de notre langage. Notre corps et notre esprit (notre «moi») nous viennent par l'A.D.N., dont l'origine se perd dans la nuit des temps et qui porte la marque des transmetteurs innombrables par lesquels il nous arrive. Ma chair, dans laquelle s'inscrit mon esprit, est constituée à partir des éléments dont je me nourris et de l'air que je respire. Et ma culture? ma civilisation? Tout me vient des relations que j'entretiens avec ce qui m'entoure. Mes sens sont les chemins par lesquels le monde vient me construire. Tout cela trouve sa signification plénière quand je me relie aux autres par l'amitié, par l'amour. Alors, j'accède à mon ultime vérité, qui est d'être image et ressemblance d'un Dieu qui est lui-même relations.
N'imaginons pas un «Père» qui existerait d'abord et, ensuite engendrerait ? Il n'existe que par cette génération. Il n'est que Père. Même remarque pour le Fils et l'Esprit. Père, Fils, Esprit sont d'ailleurs des termes empruntés à notre expérience et inaptes à dire le tout de Dieu. Nous pouvons pourtant les employer puisque nous sommes images de Dieu? Les réalités humaines nous donnent donc une idée de son mystère. Essayons de nous convaincre que la «substance» de Dieu est relation, rapport à l'autre. Il n'y a que la foi chrétienne qui proclame cette Bonne Nouvelle.
Nous n'existons vraiment que lorsque nous nous ouvrons pour nous recevoir des autres et pour nous donner. (Réflexions de Marcel Domergue, jésuite).
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog