Par Aumônecaté
5ème dimanche de Carême la solidarité, terrain d’Evangélisation
« Après cela, il cria d’une voix forte : Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit, les pieds et les mains attachées, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez le aller ». (Jean 11 43-44)
Le carême est un temps de conversion, un chemin, une route que nous sommes invités à suivre et qui nous permet de « faire du lien ». Le lien avec nous même, en nous débarrassant du superflu grâce au jeûne, le lien avec Dieu à travers la prière, le lien avec nos sœurs et nos frères en humanité à travers le partage. Abandonnons nos liens de servitude, renforçons nos liens de fraternité.
En mettant nos pas dans ceux du Christ : Dieu nous a donné son Fils unique, Il a toujours eu confiance en l’homme. A l’image de la confiance qu’Il nous accorde, nous sommes invités à donner à notre tour, à donner pour que le don qu’il nous a fait dans la plus pure gratuité puisse fructifier à travers nous.
En tendant la main au plus pauvre : Par le Christ Jésus, Dieu s’est fait homme. Le servir, c’est servir l’homme. Des gestes concrets de sollicitude, comme nourrir l’affamé, nous mettent en relation avec le Christ, caché dans ces rencontres avec les petits et les pauvres. A l’exemple du Christ, le CCFD-Terre Solidaire invite à aller à la rencontre des plus pauvres et à faire preuve d’une attention particulière à leur égard.
En donnant au CCFD-Terre Solidaire : Chrétiens, nous sommes invités au partage dans une démarche de foi et de charité, qui permet l’unité dans la diversité. En soutenant les projets à l’initiative de ses partenaires, le CCFD-Terre Solidaire et ses donateurs vont à la rencontre de l’autre aussi éloigné soit-il, aussi différent soit-il. Le partenariat fait vivre, il enrichit notre foi.
En étendant la promesse de vie avec le CCFD-Terre solidaire : Nous sommes tous égaux devant Dieu, frères parce que enfants du même Père. La main qui donne n’est pas au-dessus de celle qui reçoit. Avec les partenaires, le CCFD-Terre Solidaire et ses donateurs participent à la construction d’une Terre solidaire dont Dieu le Créateur nous a rendus responsables.
« Là où nous n’apportons aux hommes que des connaissances, le savoir-faire, des capacités techniques et des instruments, nous apportons trop peu » (Benoît XVI). Le pape François ne dit pas autre chose quand il dit : « l’Eglise n’est pas une ONG ». L’Evangile et l’engagement dans la promotion de la justice et dans la construction de la paix sont indissociables. Mais toute institution qui se réclame de l’Eglise doit garder à l’esprit que tout ce qu’elle entreprend doit aider les hommes à rencontrer le Christ dans la foi.
Joël CANIOU, diacre, d’après le document « Vivre le Carême » du CCFD-T.S.
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