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Dimanche 5 juin

 

10ème dimanche du temps ordinaire

La miséricorde en paroles et en actes : le propre de l'homme de Dieu

L'évangile de ce dimanche nous présente Jésus face à une femme dans la douleur. Elle a déjà perdu son mari : elle est veuve. Et maintenant, elle vient de perdre son fils unique. Une double peine, un double manque, une situation dramatique. Et elle devra affronter la solitude due à ces deux pertes.

A l'entrée de la ville de Naïm, Jésus croise donc cette femme en train d'aller enterrer le cadavre de son fils. Que ressent-il en la croisant ? Que lui dit-il ? Et que fait-il ? Les versets13.14.15 nous décrivent les différentes attitudes de Jésus qui rendent compte de sa miséricorde (pitié) pour cette femme.

"En la voyant, le Seigneur fut pris de pitié pour elle". Jésus est ainsi décrit d'après ses sentiments profonds, d'après ce qui se passe à l'intérieur de lui-même. Etre pris de pitié, c'est-à-dire être bouleversé jusqu'aux entrailles : tout l'être de Jésus est en ébullition. Il ne s'agit donc pas de quelque chose de superficiel. La pitié que le latin a traduit par miséricordia est une force intérieure qui émeut, agite, met en mouvement et pousse à agir. Toute cette dynamique de la miséricorde est perceptible dans les attitudes suivantes de Jésus:

  • Les premiers mots de Jésus à cette femme sont ceux de consolation et d'apaisement "ne pleure pas".
  • Après ces mots, il s'avança : c'est-à-dire il réduit la distance qui le sépare et des personnes affligées et du cadavre : il se fait proche pour affronter la situation.
  • Il toucha le cercueil: il fait naître l'espoir et l'espérance. D'où les porteurs s'arrêtent-ils comme en attente de l'impossible.
  • Sur le mort, il prononce des paroles de vie, de libération, de bienfaisance : réveille-toi.
  • Enfin, il comble le manque de cette femme : "il le rendit à sa mère". Mère et Fils se retrouvent, la famille est reconstituée, la foule qui accompagnait cette femme peut désormais se réjouir, glorifier Dieu et rendre témoignage.
  • La miséricorde est un sentiment de compassion, une sensibilité profonde devant la misère, le drame, la peine. Elle se manifeste à travers les gestes de réconfort, de proximité, d'espérance la libération et de don. Autant de gestes qui sont bien à notre portée aujourd'hui encore.

Et si je pouvais en accomplir !!!!!!!!!!!

Père Sylva G. COMPAGNY, eudiste

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