Par Aumônecaté
10ème dimanche du temps ordinaire
La miséricorde en paroles et en actes : le propre de l'homme de Dieu
L'évangile de ce dimanche nous présente Jésus face à une femme dans la douleur. Elle a déjà perdu son mari : elle est veuve. Et maintenant, elle vient de perdre son fils unique. Une double peine, un double manque, une situation dramatique. Et elle devra affronter la solitude due à ces deux pertes.
A l'entrée de la ville de Naïm, Jésus croise donc cette femme en train d'aller enterrer le cadavre de son fils. Que ressent-il en la croisant ? Que lui dit-il ? Et que fait-il ? Les versets13.14.15 nous décrivent les différentes attitudes de Jésus qui rendent compte de sa miséricorde (pitié) pour cette femme.
"En la voyant, le Seigneur fut pris de pitié pour elle". Jésus est ainsi décrit d'après ses sentiments profonds, d'après ce qui se passe à l'intérieur de lui-même. Etre pris de pitié, c'est-à-dire être bouleversé jusqu'aux entrailles : tout l'être de Jésus est en ébullition. Il ne s'agit donc pas de quelque chose de superficiel. La pitié que le latin a traduit par miséricordia est une force intérieure qui émeut, agite, met en mouvement et pousse à agir. Toute cette dynamique de la miséricorde est perceptible dans les attitudes suivantes de Jésus:
Et si je pouvais en accomplir !!!!!!!!!!!
Père Sylva G. COMPAGNY, eudiste
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