Par Aumônecaté
Epiphanie du Seigneur
« Nous avons vu son étoile à l’orient,… » Mt 2,2
En ce dimanche 4 janvier, nous fêtons l’Epiphanie, fête ancrée dans la tradition populaire avec, de nos jours, la galette des rois !
Le solstice d’hiver, le retour de la lumière, a historiquement été marqué par la fête de dieux comme Dionysos puis Saturne à l’époque romaine. La fête chrétienne de
L’Epiphanie a effacé les précédentes fêtes vers le IVe siècle, elle était associée à la naissance de Jésus, et plus précisément à la « manifestation » de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde.
Le peuple élu d’Israël, rassemblé autour du roi Hérode, « a ignoré » l’enfant de Marie et Joseph. Les mages, eux, ont vu un signe, « son étoile à l’orient » ; aussitôt ils se mirent en marche jusqu’à Jérusalem où l’étoile les conduisit. Ils reçurent alors la promesse messianique de l’Ancien testament : « Et toi Bethléem en Judée, … » Mt 2,6. Vous connaissez la suite : les mages, issus des peuples païens des environs, allèrent adorer Jésus, le Roi des nations du monde. Plus besoin de repasser par Jérusalem chez Hérode, l’Esprit Saint est à l’œuvre. Ils repartirent par un autre chemin, celui de la conversion, « guidés » par Jésus, Lumière pour tous les peuples.
Quel sens donner à cette fête pour nous chrétiens ?
Dieu n’a pas d’autres mains, d’autres visages que ceux des croyants pour se manifester près de chez nous et jusqu’aux extrémités de la terre…
Nous pouvons nous laisser attendrir par la galette des rois, même si la fève ne manifeste que rarement Jésus, le Roi de toutes les nations, dans notre société de consommation. Belle et sainte année 2015 pour chacune et chacun d’entre vous !
L’essentiel est que nous soyons des témoins du mystère du Christ : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Evangile » Ep 3,6.
Joël CANIOU, diacre
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