Par Aumônecaté
24 Mai 2020 7ème Dimanche de Pâques – année A
Demain commence aujourd’hui !
La pandémie que nous vivons depuis 2 mois est venue bousculer la vie quotidienne de notre monde comme celle de notre Église ; l’Église comme notre paroisse ne sont pas « hors sol ». Chacun a aussi le sentiment que la vie de demain ne sera pas comme avant. C’est dès aujourd’hui qu’il convient de discerner, sous l’action de l’Esprit Saint, pour bâtir « la maison commune » que nous souhaitons avec les moyens que « la mère Terre » nous donne, pour nous et pour nos enfants. Cette « semaine l’Eglise célèbre, bien discrètement, le 5ème anniversaire de l’encyclique Laudato’Si reconnue comme un document cadre pour l’avenir de la planète et de l’humanité.
« La crise sanitaire : un kairos (une opportunité) pour la conversion écologique » ? Un des piliers de l’encyclique, selon Elena Lassida, est « tout est lié ». Elle écrit : « Nous ne pouvons pas en effet concevoir l’écologie indépendamment du rapport à l’humain, à Dieu, aux institutions, à la culture, à la politique, à l’économie ». Voilà qui nous amène à la demande insistante du pape d’une nouvelle manière de développer le dialogue pour « une conversion écologique », affirmant que le mal fait à la Terre peut alors ouvrir à une « nouvelle Création ».
La pandémie nous a fait vivre une expérience dans notre vie en Église et découvrir le prix de la liberté, en particulier pour vivre notre religion. Tant de chrétiens dans le monde ne jouissent pas de cette liberté et vivent leur foi au péril de leur vie. La crise économique à venir, nous amène aussi à méditer ce passage de Laudato’Si : « La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité à jouir avec peu. C’est un retour à la simplicité qui permet de nous arrêter pour apprécier ce qui est petit, pour remercier des possibilités que la vie offre, sans nous attacher à ce que nous avons, ni nous attrister de ce que nous ne possédons pas ».
Sur le plan social, humain et spirituel, nous avons (re)pris conscience de l’accompagnement des personnes en fin de vie et de la célébration des obsèques. Quelle conscience avons-nous des morts d’ébola, du paludisme, des morts de la rue, des 800 millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent de la faim ?
De l’Ascension à la Pentecôte, les Apôtres, quelques femmes et Marie réunis dans la chambre haute, ont vécu le confinement dans la prière. Prions aujourd’hui pour que notre expérience du « confinement dans la prière » soit féconde pour le monde et notre Eglise, avec les dons de l’Esprit. Prions pour que localement, dans notre nouvelle paroisse qui vit encore « les douleurs de l’enfantement », le dialogue, la créativité, l’initiative soient signes d’espérance. Joël CANIOU, diacre
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