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Dimanche 23 février

 

7 ème dimanche du temps ordinaire

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».

L’actualité de ces derniers mois est alimentée en permanence par du terrorisme ou de la guerre. Jésus nous dit : « Aimez vos ennemis ». Nous, nous disons « Cette parole n’est pas pour moi car je n’ai pas d’ennemis… »Est-ce si sûr ? L’ennemi, ce n’est pas seulement l’ennemi en temps de guerre. L’ennemi, ou celui que je considère comme tel, il est peut-être tout près de moi : dans le voisinage, dans la famille ou au travail ? Ce sont des parents ou des enfants avec lesquels on s’est brouillé, c’est un collègue de travail qui a eu la promotion que je pensais avoir, c’est un voisin indélicat que je ne supporte plus.

Alors plus que jamais, tournons-nous vers le Seigneur. C’est à lui que nous le devons « si le désir de s’entendre l’emporte sur la guerre, si la soif de vengeance fait place au pardon et si l’amour triomphe de la haine. »

La volonté de Jésus c’est de casser cette spirale de la violence. Jésus voudrait nous inviter à faire un pas de plus : N’ajoutez pas de la haine à la haine ; arrêtons cette montée de la vengeance qui ne fait qu’attiser la haine. Le Christ sur la croix dira : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » C’est auprès de Jésus et en lui que nous trouverons la force de pardonner comme lui et avec lui. Ce que le Christ attend de nous, c’est précisément que nous aimions comme lui-même nous a aimés.

Et Dieu nous dit : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. » Mais attention, ne comprenons pas cette sainteté comme un ensemble de performances et de sacrifices, mais comme une participation aux dispositions de Dieu lui-même. Etre parfait, c’est un long chemin, et nous savons bien que nous sommes loin du compte.Notre sainteté doit porter sur notre capacité à répondre au mal par le bien, à aimer plutôt que de détester, voire même plutôt que d’être indifférent. Il s’agit ici pour nous de conversion. Cela signifie que l’on est sur un chemin, avec les caractéristiques du chemin : les moments faciles et difficiles. Cette perfection, cette sainteté est un chemin et ce qui compte, c’est de s’engager sur ce chemin, de persévérer dans l’adversité avec l’assurance que, sur ce chemin, on n’est pas seul. Alors, accueillons le Christ dans notre vie et laissons-le s’occuper de nous. Lui seul est capable de nous libérer de la haine, de l’orgueil et de l’égoïsme.

                                                                                                                                                                                            Jean-Louis Gastineau – Diacre.  

  

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