Par Aumônecaté
6ème dimanche du temps ordinaire
« Heureux qui règle ses pas sur la parole de Dieu. »
Les textes de ce dimanche nous font découvrir qu’une boussole est à notre disposition pour ne pas s’égarer ! Et pour cela, Ben Sirac le Sage nous propose une réflexion en 3 points sur le chemin de liberté qui s’offre à l’homme :
Le mal est extérieur à l’homme, il ne fait pas partie de notre nature, Dieu n’a pas fait le mal en l’homme lors de la création : « Dieu n’a commandé à personne d’être impie, il n’a permis à personne de pécher » (Si 15, 20). N’est-ce pas le serpent qui a fait chuter Adam et Eve ?
L’homme est libre de choisir entre le mal et le bien. Dieu a créé l’homme libre; le peuple d’Israël l’a expérimenté lors de l’exode en Egypte ! Dieu est tout puissant mais face à lui, l’homme est libre. La puissance de Dieu, c’est l’amour, don inépuisable pour l’homme, et l’amour rend libre. Pour nous guider, Dieu nous a donné sa loi, véritable Guide Pour la Sainteté (notre GPS ?).
Choisir le bien, c’est choisir le bonheur. « Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu, étends la main devant ce que tu préfères » (Si 15, 16-17). C’est dans la fidélité à Dieu que l’homme trouve son vrai bonheur.
A chaque instant de notre vie, à chaque rencontre, nous sommes à un carrefour : l’un mène à la lumière, la joie, la vie, l’autre nous plonge dans les ténèbres, la tristesse, la mort. Face à cela, nous ne sommes pas perdus : Dieu nous donne sa boussole : son Amour toujours présent et révélé par les paroles de Jésus. Si nous nous égarons, notre choix n’est pas irréversible, c’est le grand message de Jésus Christ, révélant ainsi l’Amour infini de son Père. Par notre baptême, nous sommes greffés à lui. Ainsi, à chaque instant, il nous donne, par sa sève, la force de choisir la bonne voie. « Il dépend de ton choix de rester fidèle… » (Si 15, 15): baptisés, nous pouvons maintenant ajouter « avec la force de Jésus Christ ».
Avec les sacrements qu’elle nous propose (baptême, eucharistie, confirmation), l’Eglise nous aide à devenir adultes dans la foi, elle nous fait découvrir comment utiliser la boussole donnée pour « régler nos pas sur la parle de Dieu » et nous ouvrir le chemin du salut. Sur ce chemin, nous pouvons chuter mais Dieu "a tout prévu " : par son Fils mort et ressuscité, le Père nous pardonne si nous nous tournons vers le sacrement de la réconciliation.
Dans la rencontre avec le Père, nous dilatons notre cœur pour accueillir l’Esprit Saint : la sagesse de l’homme va ainsi grandir avec l’âge, notre art de vivre ayant une source divine. Vivons dans l’espérance !
Joël CANIOU, diacre
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