Par Aumônecaté
Dimanche de la Divine Miséricorde
Tout d’abord remarquons que notre Pape François choisit les premières vêpres du Dimanche de la Miséricorde, au soir du samedi 11 avril 2015, pour publier le document par lequel il promulgue l’Année Sainte de la Miséricorde, une Année Sainte exceptionnelle. Cela se fera à 17h30, en la basilique Saint-Pierre.
Quant au mot miséricorde, il vient de deux mots latins qui veulent dire "misère" et "cœur". Dieu fait miséricorde aux hommes, car il ouvre son cœur à toutes nos misères. La miséricorde de Dieu, c’est son amour qui le pousse à pardonner aux hommes et les invite à faire de même. En hébreu le Pape François souligne que le mot "miséricorde" désigne le cœur profond, les "entrailles", qui frémissent sous le coup de la douleur et de la peine. Et il ajoute : « Quel père ou mère n'a ressenti cela en sachant son enfant malade, perdu ? La miséricorde apparaît alors comme l'attachement profond d'un être pour un autre et particulièrement de Dieu pour l'homme. Dans notre vie, Dieu souffre avec nous, il est bouleversé par nos malheurs, nos souffrances et notre condition d'homme pécheur. »
Mais pourquoi un dimanche de la miséricorde ? C’est en l’an 2000 que le Pape Jean-Paul II a institué le dimanche après Pâques, Dimanche de la Miséricorde, en réponse à la demande du Seigneur à Sainte Faustine : « Je désire que la fête de la Miséricorde soit un recours et un refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour, les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma Miséricorde. »
Regardons maintenant l’évangile de ce dimanche. Nous pourrons y découvrir l’acte de foi que Thomas est invité à poser, et qui est celui de croire que la miséricorde du Seigneur a triomphé de son péché qui a contribué à clouer Jésus sur la croix. Le Ressuscité l’appelle à sortir d’une véritable culpabilité mortifère pour accueillir la vie nouvelle de son Esprit : « La paix soit avec vous ». Alors comment ne pas réentendre ici ces paroles de Jésus à sainte Faustine : « L’humanité n’aura de paix que lorsqu’elle s’adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (cf. Journal, p. 132), autrement dit lorsqu’elle croira que ma Miséricorde a triomphé de tout péché, de toute mort.
Jean-Louis Gastineau – Diacre.
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