Par Aumônecaté
6ème Dimanche de Pâques
L'Amour comme Evangile de la Joie.
Si le désir noble de vivre heureux sur la terre habite tout homme, les moyens employés pour y parvenir sont pourtant si différents les uns des autres. Plus encore, bien des personnes, à l'idée de rechercher la félicité, sont aussi dubitatives que découragées, tant la vie s'est apparentée à une caverne d'amertume, c'est-à-dire sans saveur, sans couleur ni beauté.
Osons l'affirmer : la joie n'est ni irréelle ni moins encore de l'angélisme. Elle est bien réelle et résulte d'un exercice qui s'appelle "demeurer dans l'amour de Jésus" (cf. Jn 15,9).
"Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite" (Jn 15,11).
L'amour est la condition pour la joie. Devenir sujet de l'amour, en réponse à l'amour premier du Christ, permet à sa joie de nous rejoindre et nous habiter comme à notre joie d'atteindre sa complétude. L'amour est donc l'Evangile de la Joie. Accueillir l'amour du Christ et en vivre ne peut que nous libérer de toute tristesse. Car, il nous envahit de l'univers divin ("Comme le Père m'a aimé, ainsi je vous ai aimés" Jn 15,9) et nous le fait établir tout autour de nous ("aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés" Jn 15,12). En aimant les autres, j'élargis en fait l'espace divin de félicité en moi et autour de moi.
Ceci dit, l'amour se décline comme
Pour une joie vraie et durable, osons l'aventure de l'amour.
Père Sylva G. COMPAGNY, eudiste.
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